Ouest Avenue dans le 6e arrondissement
Ouest Avenue accompagne vendeurs et acquéreurs dans le 6e arrondissement de Paris, forte d’une connaissance du marché de Paris et des Hauts-de-Seine construite depuis sa création en 2012. Nos agents suivent de près chacun des quartiers de l’arrondissement, de Saint-Germain-des-Prés à la Monnaie en passant par l’Odéon et Notre-Dame-des-Champs, et savent que le marché y est loin d’être uniforme : les prix peuvent varier de plus de 20 % entre Saint-Germain-des-Prés et la Monnaie. Le 6e affiche les prix les plus élevés de tout notre secteur d’intervention : c’est naturellement un point de départ du marché de report, et nous orientons vers le 5e, le 1er ou le 14e, à proximité, les acquéreurs pour qui le 6e reste hors de portée.
Vente récente de l'agence à le 6e arrondissement
Actuellement à vendre à le 6e arrondissement
Prix moyen au m²
Prix par quartier
Explorer la carte des ventes
Estimer mon bien dans le 6e arrondissement →
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au m² dans le 6e arrondissement de Paris ?
En 2025, le prix moyen s’établit à environ 15 095 €/m² tous types de biens confondus, en baisse de 0,8 % sur un an et en baisse de 1,1 % sur cinq ans, selon les ventes DVF enregistrées dans l’arrondissement. Ce prix varie sensiblement d’un quartier à l’autre.
Pourquoi les prix affichés ont-ils du retard ?
Une vente immobilière n’est intégrée aux données officielles (DVF, DGFiP/Etalab) que plusieurs mois après sa signature chez le notaire : c’est ce décalage de publication qui explique que les ventes de 2026 n’apparaissent pas encore. Les données DVF sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Cette page reflète la mise à jour d’avril 2026 (ventes jusqu’à fin décembre 2025 incluses) ; la prochaine mise à jour, en octobre 2026, ajoutera les ventes du premier semestre 2026 — et ainsi de suite à chaque nouvelle publication. C’est d’ailleurs la même donnée qu’utilise notre estimation en ligne, croisée avec l’adresse exacte de votre bien pour un résultat plus précis.
Quel est le quartier le plus cher dans le 6e arrondissement de Paris ?
Saint-Germain-des-Prés affiche le prix moyen le plus élevé, autour de 17 144 €/m², tandis que le secteur de la Monnaie reste le plus abordable, avec environ 14 280 €/m² — soit un écart de plus de 20 % au sein du même arrondissement.
Comment ce prix est-il calculé ?
Ce prix moyen est calculé à partir des ventes réellement enregistrées dans le 6e arrondissement de Paris (données DVF, DGFiP/Etalab), à l’échelle de l’arrondissement. C’est une moyenne de secteur : elle ne tient pas compte de l’état, de l’étage ou de l’exposition d’un bien en particulier.
Comment obtenir une estimation précise de mon bien ?
Notre estimation en ligne calcule un prix propre à votre adresse exacte, à partir des ventes de votre quartier — une donnée à l’échelle de l’IRIS, plus fine que la moyenne communale affichée sur cette page.
Autour du 6e arrondissement
Histoire et patrimoine dans le 6e arrondissement
Pendant près de mille ans, l’essentiel de ce territoire n’eut qu’un seul propriétaire. L’abbaye Saint-Germain-des-Prés, fondée au milieu du VIe siècle par le roi mérovingien Childebert Ier sous le vocable de Sainte-Croix-et-Saint-Vincent, prit le nom de Germain, évêque de Paris, qui l’avait consacrée vers 558 et dont les reliques y furent vénérées. Son clocher-porche, achevé en 1014 sous l’abbé Morard, compte parmi les plus anciens de la capitale. Réformée en 1631 par la congrégation de Saint-Maur, l’abbaye devint un foyer d’érudition où Jean Mabillon posa les bases de la critique historique, avant que la communauté ne soit dissoute en 1792 et l’église convertie en raffinerie de salpêtre ; elle figure sur la liste des monuments historiques de 1862. Les moines tiraient aussi profit de la foire Saint-Germain, dont Louis XI leur accorda le droit en 1482 : trois à cinq semaines de commerce et de spectacles autour de Pâques, supprimées en 1811 au profit du marché Saint-Germain. Rue Mabillon, aux numéros 6, 8 et 10, le sol reste en contrebas d’environ trois mètres, marquant la bordure de l’ancien préau.
Le XVIIIe siècle a laissé au quartier de La Monnaie son édifice-signature. Sur le quai de Conti, l’hôtel des Monnaies est confié à Jacques-Denis Antoine, préféré à Étienne-Louis Boullée : première pierre en 1771, façade sur quai achevée en 1773, gros œuvre terminé en 1775. Sa sobriété néoclassique parut d’ailleurs à certains contemporains trop fastueuse pour une manufacture. Quelques dizaines de mètres plus loin, le collège des Quatre-Nations, voulu par le testament de Mazarin en 1661 pour soixante gentilshommes venus des provinces rattachées à la France, fut bâti par Louis Le Vau entre 1662 et 1688 ; Napoléon Ier y installa l’Institut de France en 1805. Le quartier de l’Odéon tient quant à lui son nom d’un théâtre élevé sur l’ancien jardin de l’hôtel de Condé, à l’initiative du marquis de Marigny : Marie-Joseph Peyre en dessina les dehors, Charles De Wailly les dedans, et Marie-Antoinette inaugura la salle le 9 avril 1782. Rebaptisée Odéon en 1796 par référence aux théâtres de la Grèce antique, incendiée en 1799 puis en 1818, elle est classée depuis 1840.
Au sud, Notre-Dame-des-Champs doit son nom à une chapelle sans doute mérovingienne, dite aussi Notre-Dame-des-Vignes, confiée au Xe siècle aux moines de Marmoutier puis érigée en prieuré en 1084. Le lieu passa en 1604 au premier carmel fondé en France, et la rue reçut sa dénomination actuelle vers 1675, au moment où Mlle de La Vallière y entrait en religion sous le nom de sœur Louise. Le quartier est devenu au XIXe siècle une adresse d’ateliers : Victor Hugo habita au 27 de 1831 à 1843, Cézanne au 53 en 1870, Renoir au 34 au début des années 1870, Camille Claudel au 117 à partir de 1882, Whistler puis Fernand Léger au 86, Hemingway au 113 entre 1924 et 1926.
La notoriété littéraire du vieux bourg abbatial est, elle, plus tardive qu’on ne l’imagine. Les Deux Magots n’ouvrent comme café qu’en 1884, dans les murs d’un magasin de nouveautés qui portait déjà ce nom depuis 1873 — emprunté à une pièce de 1813, Les Deux Magots de la Chine — et dont les deux statues chinoises ornent toujours la salle. Verlaine, Rimbaud et Mallarmé y passèrent ; le prix des Deux Magots y fut créé en 1933 par des amis surréalistes qui jugeaient le Goncourt trop académique. C’est sur ce terreau que s’est greffée, après 1945, la vie intellectuelle qui a fait la réputation du secteur. À l’autre extrémité de l’arrondissement, le palais du Luxembourg rappelle une origine plus princière : Marie de Médicis acheta en 1612 l’hôtel de François de Piney-Luxembourg, dont l’édifice a conservé le nom, et posa elle-même la première pierre le 2 avril 1615 sur les plans de Salomon de Brosse. Le Sénat s’y installa en 1799, et Alphonse de Gisors avança la façade sur le jardin d’une trentaine de mètres entre 1836 et 1842.