Ouest Avenue dans le 5e arrondissement
Ouest Avenue accompagne vendeurs et acquéreurs dans le 5e arrondissement de Paris, forte d’une connaissance du marché de Paris et des Hauts-de-Seine construite depuis sa création en 2012. Nos agents suivent de près chacun des quartiers de l’arrondissement, de la Sorbonne au Jardin des Plantes en passant par le Val-de-Grâce et Saint-Victor, et savent que le marché y est loin d’être uniforme : les prix peuvent varier de plus de 20 % entre la Sorbonne et le Jardin des Plantes. Le 5e est aussi une étape de marché de report : nous y accueillons des clients venus du 6e ou du 4e, où les prix sont plus élevés, et nous orientons vers le 13e ou le 12e, juste à côté, les acquéreurs pour qui le 5e reste trop cher.
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Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au m² dans le 5e arrondissement de Paris ?
En 2025, le prix moyen s’établit à environ 11 966 €/m² tous types de biens confondus, en hausse de 2,3 % sur un an et en baisse de 5,9 % sur cinq ans, selon les ventes DVF enregistrées dans l’arrondissement. Ce prix varie sensiblement d’un quartier à l’autre.
Pourquoi les prix affichés ont-ils du retard ?
Une vente immobilière n’est intégrée aux données officielles (DVF, DGFiP/Etalab) que plusieurs mois après sa signature chez le notaire : c’est ce décalage de publication qui explique que les ventes de 2026 n’apparaissent pas encore. Les données DVF sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Cette page reflète la mise à jour d’avril 2026 (ventes jusqu’à fin décembre 2025 incluses) ; la prochaine mise à jour, en octobre 2026, ajoutera les ventes du premier semestre 2026 — et ainsi de suite à chaque nouvelle publication. C’est d’ailleurs la même donnée qu’utilise notre estimation en ligne, croisée avec l’adresse exacte de votre bien pour un résultat plus précis.
Quel est le quartier le plus cher dans le 5e arrondissement de Paris ?
La Sorbonne affiche le prix moyen le plus élevé, autour de 13 230 €/m², tandis que le secteur du Jardin des Plantes reste le plus abordable, avec environ 10 879 €/m² — soit un écart de plus de 20 % au sein du même arrondissement.
Comment ce prix est-il calculé ?
Ce prix moyen est calculé à partir des ventes réellement enregistrées dans le 5e arrondissement de Paris (données DVF, DGFiP/Etalab), à l’échelle de l’arrondissement. C’est une moyenne de secteur : elle ne tient pas compte de l’état, de l’étage ou de l’exposition d’un bien en particulier.
Comment obtenir une estimation précise de mon bien ?
Notre estimation en ligne calcule un prix propre à votre adresse exacte, à partir des ventes de votre quartier — une donnée à l’échelle de l’IRIS, plus fine que la moyenne communale affichée sur cette page.
Autour du 5e arrondissement
Histoire et patrimoine dans le 5e arrondissement
Sous les pavés du 5e, la ville romaine affleure encore. En 1869, le percement de la rue Monge met au jour, à douze mètres de profondeur, les premiers gradins d’un amphithéâtre oublié, et la Compagnie générale des omnibus, qui projetait d’installer là un dépôt de tramways, achève d’en dégager les structures. Le sort des arènes de Lutèce se joue en 1883 : Victor Hugo écrit au conseil municipal le 27 juillet pour plaider leur sauvegarde, et le 30 juillet les conseillers votent leur conservation par trente-six voix contre vingt-trois. Le monument est classé en 1884, un premier square ouvre en 1892. Il rappelle que Lutèce, fondée au Ier siècle avant notre ère, avait ici son forum — à l’emplacement de l’actuelle rue Soufflot — et ses thermes, dont les vestiges sont aujourd’hui intégrés au musée de Cluny.
Au Moyen Âge, c’est l’enseignement qui fait la réputation de la rive gauche. Le collège que fonde Robert de Sorbon, chapelain de Saint Louis, au milieu du XIIIe siècle pour loger les étudiants pauvres en théologie, finit par donner son nom à toute l’université — et à l’un des quatre quartiers de l’arrondissement. Richelieu, devenu proviseur en 1622, confie à Jacques Lemercier la reconstruction des bâtiments et fait élever la chapelle qui abrite aujourd’hui son tombeau : classée dès 1887, elle est le seul élément ancien conservé, les constructions médiévales ayant été démolies à partir de 1884 pour laisser place à l’édifice d’Henri-Paul Nénot, bâti de 1885 à 1901. À deux pas, le Panthéon raconte une autre métamorphose. Commandé par Louis XV à Jacques-Germain Soufflot et élevé de 1757 à 1790 comme église Sainte-Geneviève, il est transformé le 4 avril 1791 par l’Assemblée constituante en nécropole des grands hommes, Mirabeau étant le premier à y reposer. L’arrondissement en a gardé son nom officiel, rarement employé : arrondissement du Panthéon.
Le quartier du Val-de-Grâce doit le sien à une abbaye née d’un vœu. Anne d’Autriche, qui l’avait fondée en 1621, promit de rebâtir entièrement église et monastère si elle donnait un fils au roi ; la première pierre fut posée en 1645 par Louis XIV, alors âgé de sept ans. François Mansart, écarté au bout d’un an pour cause de dépenses, laissa le chantier à Jacques Lemercier, Pierre Le Muet puis Gabriel Le Duc, qui l’achevèrent en 1667. L’ensemble est classé monument historique en 1964 et 1990 ; l’hôpital militaire voisin, dessiné par André Chatelin, ne l’a rejoint qu’en 1979. Un peu plus au nord, le quartier Saint-Victor porte le souvenir d’une abbaye disparue : fermée en 1790 et démolie en 1810, elle a cédé la place à la halle aux vins puis à la faculté des sciences, et le campus de Jussieu occupe aujourd’hui son emprise, voisinant avec le collège des Bernardins, Saint-Nicolas-du-Chardonnet et l’Institut du monde arabe.
Reste le quartier du Jardin des Plantes, qui doit tout à l’institution dont il épouse les contours. Un édit de janvier 1626 crée le Jardin royal des plantes médicinales, projet porté par le médecin Guy de La Brosse ; ouvert au public dès 1634, il est solennellement inauguré en 1640. Son essor tient surtout à Buffon, intendant de 1739 jusqu’à sa mort en 1788, qui en fait l’un des grands foyers scientifiques d’Europe. La Convention le transforme en Muséum national d’histoire naturelle en 1793, l’année même où Bernardin de Saint-Pierre y installe la ménagerie avec les animaux venus de Versailles. Les rues alentour — Buffon, Cuvier, Daubenton, Geoffroy-Saint-Hilaire — égrènent les noms des naturalistes qui y ont travaillé et donnent au secteur, entre le boulevard de l’Hôpital et la rue Mouffetard, ce caractère studieux et un peu provincial qu’on lui connaît toujours.