Ouest Avenue dans le 11e arrondissement
Ouest Avenue accompagne vendeurs et acquéreurs dans le 11e arrondissement de Paris, forte d’une connaissance du marché de Paris et des Hauts-de-Seine construite depuis sa création en 2012. Nos agents suivent de près chacun des quartiers de l’arrondissement, de la Roquette à Sainte-Marguerite en passant par Saint-Ambroise et la Folie-Méricourt, et savent que le marché y est plus homogène qu’ailleurs : les prix varient d’environ 6 % seulement entre la Roquette et Sainte-Marguerite. Le 11e est aussi une étape de marché de report : nous y accueillons des clients venus du 3e, du 4e ou du 10e, où les prix sont plus élevés, et nous orientons vers le 12e ou le 20e, juste à côté, les acquéreurs pour qui le 11e reste trop cher.
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Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au m² dans le 11e arrondissement de Paris ?
En 2025, le prix moyen s’établit à environ 9 809 €/m² tous types de biens confondus, en hausse de 1,3 % sur un an et en baisse de 10,2 % sur cinq ans, selon les ventes DVF enregistrées dans l’arrondissement. Ce prix varie sensiblement d’un quartier à l’autre.
Pourquoi les prix affichés ont-ils du retard ?
Une vente immobilière n’est intégrée aux données officielles (DVF, DGFiP/Etalab) que plusieurs mois après sa signature chez le notaire : c’est ce décalage de publication qui explique que les ventes de 2026 n’apparaissent pas encore. Les données DVF sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Cette page reflète la mise à jour d’avril 2026 (ventes jusqu’à fin décembre 2025 incluses) ; la prochaine mise à jour, en octobre 2026, ajoutera les ventes du premier semestre 2026 — et ainsi de suite à chaque nouvelle publication. C’est d’ailleurs la même donnée qu’utilise notre estimation en ligne, croisée avec l’adresse exacte de votre bien pour un résultat plus précis.
Quel est le quartier le plus cher dans le 11e arrondissement de Paris ?
La Roquette affiche le prix moyen le plus élevé, autour de 10 074 €/m², tandis que Sainte-Marguerite reste le secteur le plus abordable, avec environ 9 503 €/m² — soit un écart resserré, d’environ 6 % seulement, au sein du même arrondissement.
Comment ce prix est-il calculé ?
Ce prix moyen est calculé à partir des ventes réellement enregistrées dans le 11e arrondissement de Paris (données DVF, DGFiP/Etalab), à l’échelle de l’arrondissement. C’est une moyenne de secteur : elle ne tient pas compte de l’état, de l’étage ou de l’exposition d’un bien en particulier.
Comment obtenir une estimation précise de mon bien ?
Notre estimation en ligne calcule un prix propre à votre adresse exacte, à partir des ventes de votre quartier — une donnée à l’échelle de l’IRIS, plus fine que la moyenne communale affichée sur cette page.
Autour du 11e arrondissement
Histoire et patrimoine dans le 11e arrondissement
Avant d’être un arrondissement, le 11e a été deux faubourgs qui se tournaient le dos : celui du Temple au nord, poussé autour de l’enclos de l’ordre, et celui de Saint-Antoine au sud, né à l’ombre de l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs. Le second a façonné durablement le caractère du secteur. Fondée au XIIIe siècle et érigée en abbaye royale en 1229 par Louis IX, l’abbaye protégeait les artisans installés à ses portes ; en 1657, à la demande de l’abbesse, Louis XIV accorda par lettres patentes une dispense des règles de maîtrise et de jurande. Affranchis des corporations parisiennes, les menuisiers et ébénistes du faubourg Saint-Antoine purent essayer des bois, des placages et des tours de main que les statuts interdisaient ailleurs — c’est de là que vient la vocation du meuble, encore lisible dans les cours et passages qui s’ouvrent sur la rue : cour des Trois-Frères, passage de la Main-d’Or, passage de la Bonne-Graine. La rue du Faubourg-Saint-Antoine, longue de 1 810 mètres et large de 17 à 30 mètres seulement, avec son réseau de ruelles adjacentes, s’est aussi prêtée mieux qu’aucune autre à l’art de la barricade : affaire Réveillon en avril 1789, journées de juillet 1830. Les limites actuelles de l’arrondissement, elles, datent de 1860.
Les noms des quartiers gardent trace de cette campagne récemment urbanisée. Folie-Méricourt n’a rien de déraisonnable : une « folie » désignait simplement une maison de campagne, et celle-ci appartenait à un propriétaire nommé Marcaut, dont le patronyme s’est déformé en Moricaud puis en Méricourt. Le chemin qui la desservait figure déjà sur le plan de Gomboust de 1652 comme la voie principale du hameau de Popincourt ; alentour s’étendaient les cultures maraîchères du marais du Temple. Le lotissement commence dans les années 1780 avec la Nouvelle Ville d’Angoulême, s’accélère après l’ouverture du canal Saint-Martin, et les percements du Second Empire — le boulevard Richard-Lenoir vers 1860, puis le boulevard Jules-Ferry en 1906 — achèvent d’y substituer la ville à la glaise. Quant à La Roquette, son nom n’a pas l’origine qu’on lui prête d’ordinaire : il ne vient pas d’une famille de propriétaires, mais d’une fleur jaune qui poussait sur ces terrains, et la forme « la Rochette » est attestée dès 1470. Le quartier a longtemps vécu à l’ombre de deux prisons : la Grande Roquette, où attendaient les condamnés à mort, démolie en 1900, et la Petite Roquette, réservée aux jeunes détenus, disparue en 1974 — le square et les immeubles d’après-guerre ont pris leur place.
Sainte-Marguerite, enfin, doit son nom à son église, la plus ancienne du secteur et de loin la plus attachante. Tout commence en 1624, lorsque Jean de Vitry cède le terrain nécessaire à une chapelle ; le cimetière s’ouvre derrière elle en 1637, la nef et les bas-côtés sont allongés en 1679, les chapelles du transept élevées entre 1703 et 1724, et l’édifice devient église paroissiale du faubourg en 1712. Sa curiosité se trouve à l’écart du chœur : la chapelle des Âmes du Purgatoire, construite de 1760 à 1764 par l’architecte Victor Louis, dont les murs ont reçu entre 1760 et 1762 un décor peint en trompe-l’œil — colonnades et architectures feintes — qui est le seul ensemble de ce genre conservé à Paris. Frontons sculptés, chœur, chapelle et vestiges du cimetière ont été protégés au titre des monuments historiques entre 1928 et 1962. Le quartier voisin porte lui aussi un nom d’église, mais d’une génération bien plus récente : Saint-Ambroise, bâtie de 1863 à 1868 par Théodore Ballu dans ce mélange de néo-roman, de néo-gothique et de néo-byzantin propre au Second Empire, a remplacé Notre-Dame-de-la-Procession, élevée en 1659 par les Annonciades de Popincourt et sacrifiée au percement du boulevard du Prince-Eugène, devenu boulevard Voltaire. À deux pas de là, le Cirque d’Hiver rappelle que l’arrondissement fut aussi un lieu de spectacle populaire : construit en 1852 par Jacques Hittorff et inauguré la même année par le prince Louis-Napoléon sous le nom de Cirque Napoléon, ce polygone de vingt côtés et quarante-deux mètres de diamètre, percé de quarante fenêtres et couvert d’une charpente de bois sans appui intermédiaire, est passé le 28 octobre 1934 entre les mains des quatre frères Bouglione, dont la famille l’exploite toujours.