Ouest Avenue dans le 8e arrondissement
Ouest Avenue accompagne vendeurs et acquéreurs dans le 8e arrondissement de Paris, forte d’une connaissance du marché de Paris et des Hauts-de-Seine construite depuis sa création en 2012. Nos agents suivent de près chacun des quartiers de l’arrondissement, des Champs-Élysées au quartier de l’Europe en passant par la Madeleine et le Faubourg-du-Roule, et savent que le marché y est loin d’être uniforme : les prix peuvent varier de plus de 60 % entre les Champs-Élysées et le quartier de l’Europe. Le 8e est aussi une étape de marché de report : nous y accueillons des clients venus du 7e, juste de l’autre côté de la Seine, où les prix sont plus élevés, et nous orientons vers le 9e, le 17e ou le 16e, à proximité, les acquéreurs pour qui le 8e reste trop cher.
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Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au m² dans le 8e arrondissement de Paris ?
En 2025, le prix moyen s’établit à environ 13 146 €/m² tous types de biens confondus, en hausse de 1 % sur un an et en hausse de 1,5 % sur cinq ans, selon les ventes DVF enregistrées dans l’arrondissement. Ce prix varie sensiblement d’un quartier à l’autre.
Pourquoi les prix affichés ont-ils du retard ?
Une vente immobilière n’est intégrée aux données officielles (DVF, DGFiP/Etalab) que plusieurs mois après sa signature chez le notaire : c’est ce décalage de publication qui explique que les ventes de 2026 n’apparaissent pas encore. Les données DVF sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Cette page reflète la mise à jour d’avril 2026 (ventes jusqu’à fin décembre 2025 incluses) ; la prochaine mise à jour, en octobre 2026, ajoutera les ventes du premier semestre 2026 — et ainsi de suite à chaque nouvelle publication. C’est d’ailleurs la même donnée qu’utilise notre estimation en ligne, croisée avec l’adresse exacte de votre bien pour un résultat plus précis.
Quel est le quartier le plus cher dans le 8e arrondissement de Paris ?
Les Champs-Élysées affichent le prix moyen le plus élevé, autour de 19 076 €/m², tandis que le quartier de l’Europe reste le plus abordable, avec environ 11 687 €/m² — soit un écart de plus de 60 % au sein du même arrondissement, l’un des plus marqués de tout Paris.
Comment ce prix est-il calculé ?
Ce prix moyen est calculé à partir des ventes réellement enregistrées dans le 8e arrondissement de Paris (données DVF, DGFiP/Etalab), à l’échelle de l’arrondissement. C’est une moyenne de secteur : elle ne tient pas compte de l’état, de l’étage ou de l’exposition d’un bien en particulier.
Comment obtenir une estimation précise de mon bien ?
Notre estimation en ligne calcule un prix propre à votre adresse exacte, à partir des ventes de votre quartier — une donnée à l’échelle de l’IRIS, plus fine que la moyenne communale affichée sur cette page.
Autour du 8e arrondissement
Histoire et patrimoine dans le 8e arrondissement
Avant d’être le plus mondain des arrondissements parisiens, le 8e fut un marais. Un ru descendu de Ménilmontant s’y perdait et le retrait progressif de la Seine avait laissé un terrain spongieux, longtemps tenu pour une protection naturelle contre les envahisseurs. À la fin du Moyen Âge, trois noyaux d’habitat seulement s’y distinguaient — la Ville l’Évêque, le village du Roule et Chaillot — dont les habitants cultivaient des légumes pour Paris. Tout bascule en 1667, lorsque Louis XIV décide d’ouvrir un chemin commode aux voitures de ses courtisans en route vers Saint-Germain-en-Laye : André Le Nôtre trace depuis les Tuileries, en direction de la butte du Roule, une allée bordée d’ormes. On l’appelle d’abord le Grand-Cours ; le nom de Champs-Élysées apparaît en 1694 et ne se fixe définitivement qu’en 1709. L’avenue gagne l’étoile de Chaillot en 1724, atteint la Seine en 1774 après que le marquis de Marigny eut fait araser la butte, et reçoit ses jardins à l’anglaise et ses quatre fontaines de Jacques Hittorff entre 1834 et 1840.
Au sommet de cette perspective, l’Arc de triomphe est le fruit d’un décret pris par Napoléon Ier au lendemain d’Austerlitz. Commencé en 1806 sur les plans de Jean-François Chalgrin, interrompu, repris sous Louis XVIII puis Louis-Philippe, il n’est inauguré que le 29 juillet 1836, à quarante-neuf mètres et demi de hauteur ; la tombe du Soldat inconnu y est installée le 28 janvier 1921 et le monument classé le 6 février 1896. Plus bas, le palais de l’Élysée avait commencé sa carrière comme hôtel particulier : construit de 1718 à 1720 par Armand-Claude Mollet pour le comte d’Évreux, il passa à la marquise de Pompadour en 1753, au banquier Nicolas Beaujon en 1773, à Murat en 1805, avant qu’une loi du 12 décembre 1848 n’en fasse la résidence du chef de l’État — Louis-Napoléon Bonaparte s’y installa huit jours plus tard.
Le quartier du Faubourg-du-Roule garde la mémoire du village. Attesté dès le XIIIe siècle sous les formes Rollum et Rotulum, son nom se rattacherait aux rouliers qui transportaient les marchandises. Il réunissait le Bas-Roule, autour de l’église Saint-Philippe, le Haut-Roule vers l’actuelle place des Ternes, et la Ville l’Évêque, rattachée en 1639. Son lotissement s’accélère après 1755, quand la comtesse de Langeac acquiert les terrains de la pépinière royale : en 1785, presque toutes les rues d’aujourd’hui sont tracées, avec la rue du Faubourg-Saint-Honoré pour épine dorsale. Le quartier de la Madeleine porte pour sa part le nom d’une église dont le chantier aura duré près de quatre-vingts ans. Commencé en 1757 sur un plan en croix latine de Pierre Contant d’Ivry, remanié en croix grecque par son élève Guillaume-Martin Couture, arrêté en 1791, il est relancé le 19 décembre 1806 par Napoléon, qui décrète depuis Poznań un temple à la gloire des armées françaises et retient le projet de Pierre-Alexandre Vignon : un temple périptère ceint de cinquante-deux colonnes corinthiennes. Achevé par Jean-Jacques-Marie Huvé, l’édifice est finalement consacré comme église le 9 octobre 1845.
Le quartier de l’Europe relève, lui, de la spéculation immobilière. Le banquier suédois Jonas-Philip Hagerman et Sylvain Mignon, serrurier de Charles X, achètent des terrains au nord de l’ancien lit de la Seine et obtiennent en 1826 une ordonnance royale les autorisant à percer les rues et la place ; une vingtaine de voies reçoivent des noms de villes européennes — Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Rome, Vienne, Athènes — autour d’une place de l’Europe octogonale, et l’appellation s’étend au quartier en 1860. Le chemin de fer bouscule le plan d’origine : le premier embarcadère de la ligne de Saint-Germain ouvre le 24 août 1837 place de l’Europe, et la gare Saint-Lazare prend sa physionomie actuelle sous la direction de Juste Lisch, de 1885 à 1889. Monet en tire douze toiles en 1877 et Gustave Caillebotte y peint Le Pont de l’Europe en 1876. À l’ouest, le parc Monceau descend de la folie de Chartres : jardin anglo-chinois aménagé par Carmontelle pour le duc de Chartres, amputé par le percement du boulevard Malesherbes en 1860, redessiné par Adolphe Alphand et inauguré le 14 août 1861 ; il a conservé la rotonde à seize colonnes élevée par Claude Nicolas Ledoux en 1787 pour le mur des Fermiers généraux.