Ouest Avenue dans le 2e arrondissement
Ouest Avenue accompagne vendeurs et acquéreurs dans le 2e arrondissement de Paris, forte d’une connaissance du marché de Paris et des Hauts-de-Seine construite depuis sa création en 2012. Nos agents suivent de près chacun des quartiers de l’arrondissement, de Gaillon à Bonne Nouvelle en passant par Vivienne et le Mail, et savent que le marché y est loin d’être uniforme : les prix peuvent varier de plus de 30 % entre Gaillon et Bonne Nouvelle. Le 2e est aussi une étape de marché de report : nous y accueillons des clients venus du 1er ou du 3e, où les prix sont plus élevés, et nous orientons vers le 9e ou le 10e, juste à côté, les acquéreurs pour qui le 2e reste trop cher.
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Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au m² dans le 2e arrondissement de Paris ?
En 2025, le prix moyen s’établit à environ 11 231 €/m² tous types de biens confondus, en baisse de 0,7 % sur un an et en baisse de 7,7 % sur cinq ans, selon les ventes DVF enregistrées dans l’arrondissement. Ce prix varie sensiblement d’un quartier à l’autre.
Pourquoi les prix affichés ont-ils du retard ?
Une vente immobilière n’est intégrée aux données officielles (DVF, DGFiP/Etalab) que plusieurs mois après sa signature chez le notaire : c’est ce décalage de publication qui explique que les ventes de 2026 n’apparaissent pas encore. Les données DVF sont mises à jour deux fois par an, en avril et en octobre. Cette page reflète la mise à jour d’avril 2026 (ventes jusqu’à fin décembre 2025 incluses) ; la prochaine mise à jour, en octobre 2026, ajoutera les ventes du premier semestre 2026 — et ainsi de suite à chaque nouvelle publication. C’est d’ailleurs la même donnée qu’utilise notre estimation en ligne, croisée avec l’adresse exacte de votre bien pour un résultat plus précis.
Quel est le quartier le plus cher dans le 2e arrondissement de Paris ?
Le quartier Gaillon affiche le prix moyen le plus élevé, autour de 13 751 €/m², tandis que Bonne Nouvelle reste le secteur le plus abordable, avec environ 10 474 €/m² — soit un écart de plus de 30 % au sein du même arrondissement.
Comment ce prix est-il calculé ?
Ce prix moyen est calculé à partir des ventes réellement enregistrées dans le 2e arrondissement de Paris (données DVF, DGFiP/Etalab), à l’échelle de l’arrondissement. C’est une moyenne de secteur : elle ne tient pas compte de l’état, de l’étage ou de l’exposition d’un bien en particulier.
Comment obtenir une estimation précise de mon bien ?
Notre estimation en ligne calcule un prix propre à votre adresse exacte, à partir des ventes de votre quartier — une donnée à l’échelle de l’IRIS, plus fine que la moyenne communale affichée sur cette page.
Autour du 2e arrondissement
Histoire et patrimoine dans le 2e arrondissement
Avec quatre-vingt-dix-neuf hectares, le 2e est le plus petit des vingt arrondissements parisiens, et sa forme allongée s’explique par une frontière disparue. L’enceinte de Charles V, élevée de 1356 à 1383, courait à peu près sur la ligne de l’actuelle rue d’Aboukir : tout ce qui s’étend au nord n’a été gagné sur la campagne qu’aux XVe et XVIe siècles, et les Grands Boulevards suivent encore le tracé des remparts. De cette ville close subsiste un témoin rare, la tour Jean-sans-Peur, construite de 1409 à 1411 par Jean Ier de Bourgogne, deux ans après qu’il eut fait assassiner son cousin Louis d’Orléans. Dernier vestige de l’hôtel des ducs de Bourgogne, rue Étienne-Marcel, elle est classée monument historique et reste l’un des très rares morceaux d’architecture aristocratique du XVe siècle encore visibles à Paris.
Deux des quartiers de l’arrondissement gardent la trace de ces anciennes marges. Le Mail doit son nom à un terrain de jeu de mail ouvert en 1597 par l’Italien Raphaël Salvati, qui s’étirait le long du rempart entre la porte Montmartre et la porte Saint-Honoré ; la rue qui l’a remplacé est percée en 1650, dans le vaste lotissement lancé par Richelieu, et se garnit aussitôt d’hôtels de financiers. Gaillon, au nord-ouest, tire le sien d’une rue mentionnée dès 1636 et fixée sous ce nom en 1678, elle-même nommée d’après l’hôtel Gaillon qui se trouvait à son extrémité ; la porte de Gaillon, qui ouvrait vers l’actuel boulevard des Italiens, a été démolie en 1700.
C’est au quartier Vivienne — du nom de la rue qui rappelle Louis Vivien, seigneur de Saint-Marc et officier parisien du XVIe siècle — que l’arrondissement doit sa réputation de labyrinthe couvert. Le passage des Panoramas, percé en 1799-1800 par Jean-Louis Girard sur l’emprise de l’ancien hôtel de Montmorency-Luxembourg, tient son nom des deux rotondes où l’ingénieur américain Robert Fulton exposait des vues peintes en attendant que Bonaparte s’intéresse à ses inventions navales ; l’armateur James William Thayer reprit l’affaire, et c’est sous cette verrière que fut expérimenté en 1816 un éclairage au gaz encore expérimental. La galerie Vivienne, dessinée en 1823 par François-Jacques Delannoy et rebaptisée deux ans plus tard, oppose à cette origine foraine un décor néoclassique de mosaïques signées Giandomenico Facchina, sur quarante-deux mètres prolongés par une rotonde vitrée. À deux pas, le palais Brongniart, commandé par Napoléon pour abriter la Bourse, est élevé de 1808 à 1826 sur les plans d’Alexandre-Théodore Brongniart, achevés après sa mort par Éloi Labarre : soixante-six colonnes corinthiennes inspirées du temple de Vespasien, et une grande salle où la criée s’est tue en 1987, l’année même où le bâtiment a été protégé au titre des monuments historiques.
Reste Bonne-Nouvelle, le plus oriental des quatre quartiers, nommé d’après l’église consacrée à l’Annonciation dont la première pierre fut posée le 18 mai 1624. La reine Anne d’Autriche posa celle du chœur en avril 1628 et la paroisse fut érigée le 22 juillet 1673. Trop dégradé, l’édifice fut démoli en 1822 puis reconstruit de 1823 à 1830 par Étienne-Hippolyte Godde, architecte de la Ville de Paris, sur des pilotis — une particularité que l’église ne partage qu’avec une seule autre de la capitale. Tout autour, le Sentier, qui emprunte simplement son nom à l’une de ses rues, a longtemps vécu de l’aiguille : ateliers, grossistes et boutiques y pratiquaient le circuit court de l’atelier au comptoir, avec un apogée dans les années 1980, avant que le quartier ne se tourne à partir des années 2000 vers d’autres métiers. Les façades étroites et les cours d’immeubles chargées de monte-charges racontent encore cette économie-là.