Crédit immobilier : des banques encore frileuses

Selon le site Logic-Immo.com, 80% des acquéreurs envisagent un crédit pour financer leur projet immobilier. Avec des taux d’intérêts historiquement bas et une baisse des prix au mètre carré, le climat est favorable à l’acquisition. Mais un facteur vient freiner les ardeurs des potentiels acheteurs : les banques, restant frileuses et demandant de nombreuses garanties.

Des taux bas mais des crédits difficiles à obtenir.

Jamais, depuis 1945, les banques n’avaient proposé des taux d’emprunt aussi attractifs : selon le courtier Cafpi, les emprunteurs pouvaient bénéficier fin février de taux fixes en moyenne à 3,18% sur 15 ans, 3,51 sur 20 ans, 3,91% sur 25 ans. Des taux facilement négociables pour des couples en CDI avec de bons revenus et un apport de 20%.

De bons profils… Tel est le mur devant lequel se retrouvent de nombreux acquéreurs. Car si les banques proposent des taux attractifs, paradoxalement, leurs conditions de prêt sont beaucoup plus strictes. « De multiples paramètres, autres que la valeur du taux d’intérêt influent sur l’acte d’achat d’un bien immobilier », note Stéphanie Pécault, responsable des études de logic-immo.com. Ainsi, malgré une embellie du marché immobilier en ce début 2014, près de 52% des acquéreurs trouvent les crédits difficiles à obtenir et attendent plus de souplesse de la part des banques.

Couple discutant avec un agent immobilier

La sélectivité des banques : des freins à l’accession

En effet, si les taux d’intérêt ont chuté, les banques restent exigeantes quant au profil des acquéreurs et accordent plus difficilement qu’auparavant un prêt. Les conditions d’octroi et les garanties requises, comme un CDI ou un le montant d’un apport sont souvent un frein à l’acquisition. Ainsi, 55% des futurs acheteurs considèrent que l’apport demandé est excessif tandis que 56% des acquéreurs estiment que les garanties de leur situation professionnelle sont complexes à obtenir, notamment en cette période de crise.
Face à cette situation et par crainte d’un refus des banques, certains ménages préfèrent consolider leur dossier er reportent à plus tard leur projet d’achat.

Alors que le marché de l’immobilier connaît une embellie, la frilosité des banques pourraient bien ralentir cette croissance, d’où la nécessité d’une assouplissement des conditions d’emprunt.

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